Alerte ARS IDF rougeole

Chèr.e.s collègues, 

Veuillez trouver ci-dessous un message du Ministère de la santé et de l’ARS IDF concernant la prise en charge de la rougeole sur le territoire national.

En Ile-de-France, merci de signaler tout cas de rougeole sans délai par téléphone au 0825 811 411 ou par mail ars75-alerte@ars.sante.fr

Bien cordialement
Laurence Vayer
Présidente de l’URPS SF IDF

Message du Ministère de la santé:

Mesdames, Messieurs,

Vous trouverez ci-joint le Message d’Alerte Rapide Sanitaire qui a été envoyé hier par le Ministère à tous les établissements de santé sur l’épidémie actuelle de rougeole et un DGS urgent qui a également été envoyé aux professionnels de santé inscrits sur cette liste de diffusion.

Depuis le 1er janvier 2019, 288 cas de rougeole ont été déclarés sur le territoire national, dont 81 (28%) hospitalisés (4 en réanimation) et 23 (8%) formes compliquées (pneumopathies). 90% des cas sont survenus chez des sujets non ou insuffisamment vaccinés. Cette situation est caractérisée notamment par la survenue de foyers épidémiques actifs comportant un risque important de propagation sur le territoire national et à l’étranger.

Les points de situations épidémiologiques concernant la rougeole sont disponibles sur le site de Santé publique France :
http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Rougeole/Points-d-actualites.
La stratégie de réponse en situation de survenue d’un cas ou de cas groupés de rougeole est précisée dans l’instruction N°DGS/SP/SP1/2018/205 du 28 septembre 2018 relative à la conduite à tenir autour d’un ou plusieurs cas de rougeole.

Par ailleurs, nous vous remercions de sensibiliser à nouveau les professionnels de santé sur la situation nationale de la rougeole, et notamment sur les trois éléments clés de la lutte contre la rougeole:

1 – Le signalement obligatoire (Art. L3113-1 du CSP) de tout cas de rougeole, dès la suspicion du diagnostic, est indispensable au déclenchement des investigations, et à la mise en œuvre de mesures prophylactiques urgentes pour les personnes contacts. Le signalement peut s’effectuer par tous les moyens appropriés, notamment par appel au numéro de téléphone unique de la plateforme régionale de veille et d’urgence sanitaire de votre ARS ou par e-mail ou par fax.

2 – La mise en place de mesures barrières adaptées face à tout cas de rougeole :
·                    Pour le patient : isoler le patient dès la suspicion du diagnostic de rougeole, lui faire laver les mains et porter un masque chirurgical, rappeler à l’entourage les règles d’hygiène (solution hydro-alcoolique) et recommander l’éviction de la collectivité jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption ;
·                    Pour les soignants : limiter les intervenants auprès du patient suspect au strict minimum nécessaire (dans la mesure du possible, ces intervenants seront à jour de leur vaccination rougeole), assurer la protection individuelle du professionnel de santé par des mesures de précautions complémentaires de type « air » et bien aérer les zones de présence du patient car la transmission aérienne du virus reste possible jusqu’à 2 heures après son départ dans un espace clos.
3 – L’importance de la vaccination pour les professionnels de santé. La vérification du statut vaccinal et, au besoin, sa mise à jour est indispensable pour tous les professionnels, notamment ceux en contact avec des populations à risque. Les professionnels de santé, qu’ils soient en formation, à l’embauche ou en poste, sont un groupe à risque d’exposition à la maladie et peuvent la transmettre à des personnes à risque de développer des formes graves.

Pour les professionnels nés en 1980 ou après, il est recommandé une mise à jour du statut vaccinal selon les recommandations générales du calendrier vaccinal. Pour ceux nés avant 1980, non vaccinés et sans antécédent connu de rougeole, il est recommandé d’effectuer une dose de vaccin trivalent ROR. Les personnes travaillant dans les services accueillant des patients à risque de rougeole grave, comme les structures et services de pédiatrie, de néonatologie, ou les structure et services accueillant des patients immunodéprimés ou des femmes enceintes, devraient être vaccinées en priorité.

Nous vous remercions de votre engagement et de la vigilance particulière que vous apporterez à la mise en place de ces mesures indispensables à la prévention de la transmission de la rougeole.

Bien cordialement,

POINT FOCAL REGIONAL – ARS
Cellule Régionale de Veille, d’Alerte et de Gestion Sanitaire
35 RUE DE LA GARE, 75935 PARIS CEDEX 19
Tél 01.44.02.06.79 Fax 01.44.02.06.76
ars75-alerte@ars.sante.fr

RAPPORT IGAS 2018 : Déploiement des CPTS

RAPPORT IGAS N°2018-041R :

Déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé Appui à la DGOS

Les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), créées par la loi du 26 janvier 2016, sont l’association de professionnels de santé du premier et du second recours, et d’acteurs sociaux et médico-sociaux, sur la base d’un projet de santé, pour une meilleure organisation des parcours des patients. Elles doivent aussi permettre d’améliorer l’exercice des professionnels de santé de ville : médecins, infirmiers, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, orthophonistes, pédicures-podologues, sages-femmes ou encore orthoptistes, qu’ils exercent en libéral, sous statut salarié en dehors de l’hôpital, ou sous un statut mixte (libéral et hospitalier).
Deux exemples1 pratiques illustrent cette définition.
Une CPTS peut mobiliser à l’échelle d’une communauté de communes une cinquantaine de professionnels de santé, qui se réunissent régulièrement pour garantir la prise en charge des soins non programmés sur leur territoire, planifier des actions de dépistage et de vaccination, innover avec un projet de télémédecine dans l’EHPAD local et renforcer l’attractivité du territoire pour les jeunes professionnels.
Dans un autre territoire, environ cent trente professionnels s’organisent en communauté pour mieux prendre en charge les personnes âgées et prévenir les hospitalisations, développer les relations ville-hôpital, s’accorder sur l’usage d’outils numériques pour échanger des données sur leurs patients et garantir l’accès à un médecin traitant pour l’ensemble des patients du territoire.
Les CPTS ont été créées pour transformer les logiques de prise en charge médicale des patients et des populations. Une telle transformation est nécessaire et urgente :
> pour permettre le maintien ou le retour à domicile et les soins en ambulatoire, plutôt qu’à l’hôpital ou en établissement ;
> pour adapter la prise en charge médicale au développement du caractère chronique de nombreuses pathologies, dans un système de santé conçu pour traiter des épisodes de soins aigus et spécialisés ;
> pour retrouver du temps médical au sein de l’exercice ambulatoire, et de l’attractivité pour la profession de médecin de ville.
Aujourd’hui, la clé de cette transformation, équivalente à celle du milieu du XXème siècle qui a révolutionné l’hôpital, repose sur la capacité de la médecine de ville à prendre en charge de manière organisée patients et populations. Des évolutions sont déjà engagées avec l’extension de l’exercice en cabinet de groupe et le développement des maisons de santé pluri professionnelles (MSP) par rapport à l’exercice libéral en cabinet isolé, de moins en moins attractif pour les jeunes médecins. Mais elles concernent encore un nombre de professionnels trop réduit, et leur rythme est insuffisant pour répondre à l’urgence de la transformation.
1 Il s’agit d’exemples fictifs mais inspirés des communautés, existantes ou en projet rencontrées par la mission.

Il s’agit donc de basculer vers un exercice médical différent, avec une forme nouvelle d’exercice coordonné de la médecine de ville, juridiquement moins intégrée que les centres de santé ou les MSP, et respectant les équilibres historiques entre médecine libérale et médecine salariée. Pour les patients, elle doit, en respectant leur libre choix, constituer une garantie d’accès aux soins, de fluidité de leur parcours, et de prise en compte par les professionnels de santé de missions actuellement insuffisamment développées, telles le dépistage ou l’éducation thérapeutique.
Depuis la création des CPTS par la loi en janvier 2016, le soutien public à leur émergence a été très modeste. La loi ne prévoit pas de texte d’application, et aucun texte n’a encadré ou soutenu le développement des CPTS, à l’exception d’une instruction peu précise et peu incitative en décembre 2016. Les Agences régionales de santé (ARS), à quelques exceptions près, se sont peu saisies du sujet et n’ont pas organisé de politiques actives de soutien à l’émergence des CPTS. Le soutien financier à l’exercice en CPTS est resté très modeste, que ce soit au niveau national (levier conventionnel) ou régional (fonds d’intervention régional). Le développement des CPTS a donc été très largement laissé à l’initiative des acteurs de terrain. Dans ce contexte, les deux cents projets recensés peuvent être considérés comme témoignant d’une réelle mobilisation des professionnels de santé.
La mission a identifié cinq facteurs de mobilisation réussie des professionnels de santé sur un territoire pour un projet de communauté :
> d’abord, un intérêt à agir pour la résolution pragmatique de problèmes au service de la population (démographie médicale, organisation des soins non programmés, sujets de santé publique,…),
> un diagnostic fondé sur une approche populationnelle et une analyse du territoire,
> l’impulsion et l’accompagnement d’une logique interprofessionnelle forte,
> le portage de l’initiative par des professionnels de santé ambulatoire,
> l’identification d’un porteur de projet rapidement soutenu et accompagné.
Après plus de deux ans d’émergence de projets à l’initiative des acteurs de terrain, la mission propose une stratégie de déploiement des CPTS en trois volets.
1/ L’ambition et le cadre général de l’exercice en CPTS seraient fixés au niveau national et réglementaire.
Les CPTS devraient répondre à quatre grands impératifs :
> l’élaboration d’un projet de santé fondé sur une analyse de la population du territoire,
> une composition et un fonctionnement interprofessionnels,
> l’utilisation des outils « socles » de la coordination (dossier médical partagé, messagerie sécurisée notamment),
> la garantie progressive et cadencée d’un certain nombre d’attendus, exprimée dans le cadre du contrat avec l’ARS. Une liste de ces attendus (tels que la continuité des soins, la prévention et l’éducation thérapeutique, la mise en place de délégations de tâches, etc.) serait ainsi définie.

En miroir de ces exigences, plusieurs éléments de souplesse seraient préservés : la maille territoriale de la communauté, son organisation, et sa gouvernance. Au-delà des questions de réalisme opérationnel, la mission considère que l’adhésion et le volontariat doivent rester au coeur du déploiement des CPTS. En particulier, les professionnels de santé de ville doivent rester libres et responsables des modalités de partenariat avec les établissements hospitaliers, en fonction du contexte territorial et des priorités du projet de santé.
2/Le déploiement des CPTS devrait être fondé sur un accompagnement très incitatif sous la responsabilité des ARS, et sur une évaluation permanente.
L’expérience des régions actuellement les plus avancées montre que les ARS sont beaucoup plus efficaces lorsqu’elles parviennent à s’appuyer sur les représentants des professionnels de santé, au travers des Unions régionales des professionnels de santé (URPS), dans une configuration interprofessionnelle. Le recrutement de chargés de mission, la communication par les pairs, la conception de cartographies sont autant de bonnes pratiques recensées dans ces régions.
Par ailleurs, les rôles et les interventions respectives de l’ARS et de l’Assurance maladie vis-à-vis des professionnels de santé doivent être clarifiés, avec une meilleure reconnaissance des forces et des complémentarités des deux réseaux. La posture des services de l’État devrait être celle d’un soutien exigeant et encourageant aux porteurs de projet, et d’une logique de pragmatisme.
Enfin, l’évaluation continue de cette politique publique devrait être organisée au niveau national et régional dès que les décisions de cadrage seront prises, et fondée sur un nombre limité d’indicateurs, y compris des indicateurs de résultats portant sur le recours à l’hôpital (tels le recours aux services d’urgence ou les durées d’hospitalisation). L’évaluation par les patients devra également être organisée et ses résultats pris en compte.
3/ La mission a identifié les leviers clés du développement des CPTS.
Un plan ambitieux d’accompagnement des professionnels médicaux par la formation continue devrait soutenir cette stratégie de transformation de l’exercice médical. Le Développement professionnel continu (DPC) pourrait en être l’instrument pour les professionnels en exercice, en inscrivant les actions de transformation de l’organisation territoriale de l’offre de soins sur la liste triennale des priorités de l’Agence nationale du DPC et en développant les formations interprofessionnelles.
S’agissant du financement des CPTS, la mission propose que le Fonds d’intervention régional (FIR) reste mobilisé pour la phase de conception du projet, jusqu’à la contractualisation avec l’ARS. L’organisation du financement de la CPTS postérieurement à cette contractualisation serait définie par un Accord conventionnel interprofessionnel (ACI), négocié en 2019, pour une mise en oeuvre dès 2020. L’ACI pourrait définir le cadre d’une modulation territoriale, mise en oeuvre au niveau régional par l’ARS et l’Assurance maladie. Un intéressement collectif aux résultats de la CPTS serait également introduit, en s’inspirant des pratiques de certains systèmes étrangers.
Dans la phase transitoire, notamment avant la mise en application de l’ACI, le fonds de transformation du système de santé dont le Premier Ministre et la Ministre des solidarités et de la santé ont annoncé la création en février 2018 pourrait contribuer au financement des CPTS, en complément du FIR.

Enfin, la mission propose que l’État, en coopération avec l’Assurance maladie, outille les CPTS :
> en établissant des « profils-types de CPTS » : plusieurs profils-types pourraient être identifiés, pour chaque nature de territoire (rural, semi-rural et péri-urbain, urbain dense), la mission ayant constaté la pertinence de cette typologie ;
> en mobilisant le programme e-parcours (130 millions d’euros pour la période 2017-2021) pour l’équipement et l’accompagnement à l’usage des outils numériques des CPTS. Le choix des outils serait laissé à la main des professionnels de santé dès lors que ces outils seraient compatibles avec les outils socles de coordination (DMP, MMS, etc.) ;
> en déployant des outils collaboratifs pour organiser un processus collectif transversal d’animation et d’apprentissage au profit du réseau des CPTS.

 

>> Le rapport complet : IGAS2018-041R_

La campagne de dépistage et d’information sur le diabète de l’URPS pharmacien 2018

L’URPS sages-femmes IDF s’associe encore cette année à une campagne de dépistage et de sensibilisation autour du diabète organisée par l’URPS pharmaciens IDF.

Ce projet comporte plusieurs volets :

1-Des soirées d’informations à destination des professionnels de santé :

2-Des journées de sensibilisation et de dépistage à destination du grand-public

(4 prévues à ce jour)

le 10/10/18 à Drancy ( forum santé)

 le 07/11 à Bobigny( forum santé)

Argenteuil et Eaubonne dans les hôpitaux autour du 14 novembre

3-Un mois de dépistage dans les cabinets des professionnels de santé intéressés en novembre

PLUS D’INFORMATIONS SUR www.expertisepharmadiabete.fr

 

Elaboration du prochain Projet Régional de Santé de la région Ile de France

L‘ARS Ile de France propose à chaque francilien de participer à l’élaboration du nouveau Projet régional de santé à travers une large consultation.

Cette opération inédite vient achever une démarche globale de co-construction qui a fait intervenir tous les acteurs locaux.

Pour que les sages-femmes franciliennes puissent exprimer leur point de vue, nous vous proposons de prendre connaissance de l’infolettre de l’ARS en cliquant sur le lien ci-dessous:

https://www.iledefrance.ars.sante.fr/projet-regional-de-sante-lars-sollicite-lavis-des-franciliens

Pour participer à la consultation, cliquez sur ce lien

https://www.iledefrance.ars.sante.fr/le-projet-regional-de-sante-2018-2022